Les préparatifs : Les enjeux du Sommet
   
Note de Kofi Annan, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies
 
 

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ne se produira pas tout seul. Nous devons mettre fin aux pratiques nocives du passé ainsi qu'a l'impasse politique qui régit un trop grand nombre de questions environnementales. Il y a heureusement des nouvelles positives à rapporter. Le public est mieux informé. La société civile agit. Le secteur privé commence à tirer profit de la technologie verte. Des partenariats se mettent en place. Les mécanismes mondiaux de prise de décisions et de gouvernance sont sur la bonne voie. Nous disposons de ressources matérielles et humaines nous permettant d'axer nos économies sur la voie d'un développement plus durable. L'an prochain, à Johannesburg, au Sommet mondial sur le développement durable, les dirigeants du monde entier seront en mesure de montrer qu'ils prennent au .sérieux l'idée d'une gestion avisée. Cette gestion avisée doit être le fait des pays petits et grands, riches et pauvres. Les pays plus industrialisés devraient réexaminer leurs modes de consommation et de production. Et, dans les efforts que nous déployons pour éliminer la pauvreté, nous devrons repenser la gouvernance démocratique, le renforcement des institutions et le développement communautaire. Il faudrait également faire appliquer les engagements internationaux visant à fournir aux pays en développement le financement et la technologie dont ils ont besoin. Et il faudrait, dans le cadre de ces efforts, accorder une place hautement prioritaire à la promotion de la femme et à l'éducation des filles. Bref, le développement durable exige que l'on traite de manière égale les trois piliers de la durabilité: la croissance économique, le développement social et la protection de l'environnement.

Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies
Kofi Annan
Mars 2001

 
     
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Note de Nitin Desai, Secrétaire général adjoint, DESA, Organisation des Nations Unies
 
 

LE PROCESSUS DE MISE EN OEUVRE D'ACTION 21 doit tenir compte des changements survenus depuis Rio, notamment la mondialisation et l'importance croissante du programme de lutte contre la pauvreté. Nous devons rappeler à chacun que les politiques environnementales ne permettront pas à elles seules de parvenir à un développement durable. Il faudra introduire un élément de durabilité dans les activités de toutes les institutions qui influent sur la manière dont nous utilisons les ressources. Il ne s'agit pas seulement d'une affaire technique, mais d'un engagement moral simultanément. Dix ans après Rio, nous devrons de nouveau demander a nos présidents et a nos premiers ministres, aux capitaines d'industrie et aux dirigeants de la société civile de réaffirmer leur engagement solennel et leur détermination pour atteindre les nobles objectifs identifiés a Rio en 1992.

Secrétaire général adjoint, Département des affaires économiques
et sociales
de l'Organisation des Nations Unies

Nitin Desai,
Février 2001

 
     

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