Introduction et contexte
Madagascar, sur le plan
écologique, est considéré par la communauté internationale
comme l'un des pays les plus riches de la planète où le patrimoine
de diversité biologique est le plus en danger. C'est en même temps,
sur le plan économique, l'un des plus pauvres.
Le coût annuel dû à la dégradation de l'environnement
se situerait entre 100 et 290 millions de dollars US à Madagascar, c'est
à dire entre 5 et 15% du PNB1 /, selon
une estimation approximative faite lors de la préparation du PAE. Environ
75% de ce coût proviendrait de la déforestation, 15% de la diminution
de la productivité des terres agricoles et pastorales due à l'érosion,
et environ 10% de l'augmentation des coûts opérationnels et de
la diminution de la durée de vie des infrastructures.
Genèse et mise en œuvre :
Conscient de l’état de dégradation intense présenté auparavant, le Gouvernement malgache a établi, avec l'appui d'un consortium de bailleurs de fonds, un Plan d'Action Environnemental (PAE) sur 15 ans destiné a résoudre les problèmes environnementaux pressants qui menacent le patrimoine de la biodiversité de Madagascar et ses perspectives de "développement durable. Le PAE a été conçu pour aider au développement général de Madagascar. Axé sur un environnement durable, le PAE complète les programmes dans les secteurs agricoles et d'infrastructure conçus pour augmenter la productivité nationale, et complète également les programmes d'ajustement structurel et les programmes sociaux qui visent respectivement à introduire des reformes économiques destinées a corriger les distorsions structurelles et a développer des actions d'urgence en faveur des groupes les plus défavorisés et vulnérables de Madagascar.
La Chartre de l’environnement fixe le cadre général d’exécution de la politique environnementale malgache Loi 90.033 du 21 décembre 1990 et modifiée par la Loi 97.012 du 06 juin 1997. C’est une loi, et elle constitue la base juridique du Plan d’actions environnemental . Le PAE est la mise en oeuvre de la politique définie dans la charte. La Chartre prévoit que le PAE contienne trois phases, pour une durée totale de 15 ans. .
Les objectifs globaux du PAE et les objectifs spécifiques par phase de mise en œuvre
Tableau 1
| PAE | PE1 | PE2 | PE3 | |
| Objectifs | Protéger et améliorer l'environnement tout en oeuvrant pour un développement durable. Ses quatre objectifs spécifiques visent à: (a) conserver et à gérer le patrimoine de la diversité biologique; (b) promouvoir le développement durable par une meilleure gestion des ressources naturelles; (c) améliorer les conditions de vie dans les zones rurales et urbaines; et (d) développer les ressources humaines et la capacité institutionnelle | Les objectifs du Programme ont eté (i) d'établir de solides fondations institutionnelles pour la mise en oeuvre de l'ensemble du PAE, et (ii) de traiter des problèmes environnementaux les plus urgents a savoir la préservation du patrimoine de biodiversité dans les Parcs et diverses réserves et Forêts classées parallèlement au développement des communautés avoisinantes et la lutte contre le déboisement et l’érosion dans les bassins versants prioritaires où l’impact économique est significatif. | Les objectifs sont (i) de renverser la tendance à la dégradation de l’environnement et (ii) de promouvoir une utilisation durable des ressources naturelles telles que les sols, l’eau, le couvert forestier et la biodiversité. Il s’agira aussi de créer (iii) les conditions pour que la dimension environnementale fasse partie intégrante de la gestion macro-économique et sectorielle du pays. | Objectifs : Assurer que l’importance et la qualité des ressources naturelles sont conservés et valorisés pour permettre une croissance durable et une meilleure qualité de vie Objectifs stratégiques: 1 – Des modes de gestion durable des ressources naturelles renouvelables et de conservation de la biodiversité sont appropriés par les populations des zones prioritaires d’intervention 2 – La pérennisation de la gestion des ressources naturelles et environnementales au niveau national est initiée |
Le financement des trois phases :
Le PE1 a été financé pour 85.5 USD et le PE2 pour 150 millions de USD et la prévision de financement du PE3 est de 150 millions d’USD.
Le financement de la Banque mondiale dans sa deuxième phase a été considéré comme celui de dernier recours dans la deuxième phase, c’est à dire il prend en charge les rubriques et/ou composantes que les autres Bailleurs ne financent pas
Les Bailleurs ayant financés la première phase : La Banque mondiale, l’USAID, le WWF, la Coopération Français, Conservation International, la Coopération Allemande,, le PNUD, la Coopération Norvégienne, le Gouvernement malgache.
Les Bailleurs ayant financés la deuxième phase : la Banque mondiale, l’USAID, le WWF, la Coopération Française, Conservation International, la Coopération allemande, l’Union Européenne, le FIDA, le GEF/PNUD, le Gouvernement malgache.
Tableau 2. Analyse des Points forts et points faibles pour les catégories de source de financement
| Sources de financement | Points forts | Points faibles |
| Fonds bilatéraux | Souple (mobilisation, révision, allocation, procédure) Appuis techniques souvent pertinents Résultats tangibles | Coût de l’assistance technique et de l’overhead élevé Transparence de gestion En général, financements ponctuels Financement n’entre que rarement en jeu pour les frais de structure, donc peu pertinent par rapport aux objectifs de pérennisation Financement d’activités spécifiques Financements non gérés par les structures nationales Données financières rarement disponibles |
| Fonds multilatéraux | Mécanisme facilitant le contrôle et la fluidité de l’argent Relève de l’emprunteur (responsabilité, opportunité,..) Facturation toutes taxes comprises Flexible et large frange de dépenses éligibles. Financements gérés par les structures Usage en fonction des besoins Grande flexibilité dans la couverture des charges et des opérations | Système des caisses d’avances limitatifs Documents à remplir d’accompagnement volumineux Lourdeurs des procédures administratives Insuffisance du niveau du dépôt initial des comptes spéciaux ( fonds de roulement ) Importance du seuil de mobilisation par opération de tirages directs. |
| Fonds gouvernementaux | Modalités d’utilisation souple Mesure le degré d’appropriation du Gouvernement Constitue un excellent financement d’appui Constitue un facteur de crédibilité indéniable | Non disponibilité à temps Enveloppe allouée non régulière (montant) Existence d’une certaine lourdeur des procédures administratives Problèmes de rythme de déblocage de contrepartie |
| Fonds auto-générés | Durabilité Stabilité Estimée, perçue et gérée par la gestion des Aires Protégées Allocation d'une partie pour le financement des micro-projets de développement pour les populations riveraines de Aires Protégées. Mêmes avantages que les fonds multilatéraux Crédit-relais en cas de nécessité | Non encore substantiels pour couvrir une partie importante des dépenses Dépenses éligibles non encore clarifiés |
Les contraintes générales constatées dans la gestion financière sont:
Quelques commentaires sur les Conditionnalités lors de la mise en œuvre du programme: Elles sont propres à chaque bailleur lors des négociations pendant tout le cycle de préparation du projet et durant la mise œuvre. Les thèmes couverts sont divers et portent notamment sur la sortie de textes réglementaires, l’élaboration d’une politique du secteur en objet, la création d’une structure de gestion du projet, l’utilisation des moyens, la gestion des fonds, une allocation préliminaire avant la mise en vigueur en guise d’engagement du Gouvernement, la compétence des ressources humaines. Elles peuvent apparaître à tout moment en cours d’exercice surtout lors des missions de supervision ou de revue à mi- parcours. Le cas extrême consiste à suspendre temporairement le financement. Cependant on n’a jamais vu la suspension de l’ensemble du portefeuille d’un bailleur donné en cours d’exercice en cas de constat d’irrégularités sauf si dans le cas des Bilatéraux lorsqu’il y a un impact sur les relations diplomatiques. En général, on constate que les conditionnalités sont toujours remplies mais souvent c’est toujours à la dernière minute.
Dans le cadre du Programme Environnement, il y a eu les catégories classiques de conditionnalités décrites auparavant selon chaque Bailleur. Mais, le cas de la gouvernance forestière a été un peu particulière car elle a mobilisée l’ensemble des Bailleurs et a été portée même dans le cadre des conditionnalités du processus d’effacement des dettes dont Madagascar pourrait bénéficier.
Quelques commentaires sur la Gouvernance durant la mise en œuvre du programme:
La gouvernance a surtout
concerné le secteur forestier et porte sur la délivrance de permis
d’exploitation forestière, de coupe d’usage et d’autorisation de défrichement,
de permis d’exportation de produits de la biodiversité à travers
CITES ainsi que le recouvrement et la gestion des fonds générés
par les recettes diverses ( Fonds Forestier National ).
Les permis
sont en quelque sorte délivrés sur table et ils ne sont pas confrontés
avec le cadastre foncier et entraînent en conséquence des litiges
et empiètement divers sur les propriétés privées,
les forêts classées… L’aspect financier en terme de recette et
fonctionnement du service forestier en est aussi réellement affecté.
Sur $ 4 millions de prévision il y a juste 17% de recettes et cela sans
compter les sous - estimations des redevances.
Concernant les produits CITES, il a été constaté un dépassement
en fin de l’année 2000 du quota CITES convenu pour Madagascar par l'organe
de gestion malgache pour plusieurs espèces de reptiles, notamment de
lézards et tortues terrestres.
Quelques commentaires sur la coordination des Bailleurs de Fonds:
Durant le PE1, un Secrétariat des Bailleurs de Fonds (SBF) a été mis en place sur financement USAID et BM. Il a été composé d’un Expatrié et d’un consultant local. Ses Termes de Référence ont été limités à l’ Environnement uniquement. Dans le cadre du PE2, le Secrétariat MultiBailleurs (SMB) a été restitué et a été financé par la Coopération Française, l’U.E, la Banque Mondiale, l’USAID, le WWF, Conservation International, la Coopération Allemande, le FIDA, le PNUD. Un expatrié et cadre local compose le Secrétariat. Ses Termes de Référence ont été étendus aux thèmes Environnement, Sécurité Alimentaire et Développement Rural.
Des commentaires généraux de la mise en œuvre des deux phases du PAE :
La première phase a fonctionné essentiellement comme un ensemble de projets coordonnés mais indépendants. Dans la deuxième phase, l’intégration s’est faite grâce à la consolidation et au renforcement du processus annuel de programmation et de budgétisation et à la consolidation du système de suivi. Toutefois, on n’a pas recherché à consolider les procédures de décaissement et de passation des marchés des Donateurs.
La revue à mi-parcours du Pe2 en juin 2000 a examiné les résultats d’une série d’analyses préalables pour arriver à une appréciation des impacts cumulatifs depuis le début du PAE à savoir une évaluation par les bénéficiaires, une évaluation externe et une évaluation interne. Malgré des résultats importants enregistrés sur les Composantes Aires Protégées et Conservation des sols, force est de constater que le PE1 et le PE2 n’ont touché qu’un pourcentage faible de la population et que le pays se trouve encore loin des objectifs inscrits dans la Chartre de l’Environnement de 1990. On constate donc que les forêts, les récifs coralliens, les zones humides et la biodiversité endémique qu’ils renferment font l’objet d’une menace de dégradation inquiétante.
Parmi les acquis du programme environnemental figure le transfert de gestion des ressources naturelles aux communautés de base qui en font la demande. Un texte supporte et détaille la procédure de transfert. Les évaluations sommaires qui ont été effectuées récemment ont montré que les forêts qui ont fait l’objet de transfert de gestion sont mieux conservées. Si pour le moment leur motivation réside à la conservation de la ressource, nous pensons que cela pourrait être plus importante quand il y aura un plan de valorisation économique durable.
Quelques principales leçons liées à la gestion financière et à la gouvernance tirées lors de la mise en œuvre du PEI et du PEII .
Leçon no 1 : Pour assurer la protection de l’environnement, il faut avant toutes choses, que le Gouvernement exprime une volonté politique claire et adopte une stratégie qui permette à toutes les parties prenantes de travailler en concertation à la réalisation d’objectifs clairement définis.
Leçon no 2 : Un cadre macro-économique peu performant et un manque de stabilité politique sont des facteurs majeurs pouvant affecter de manière déterminante le degré de performance de la mise en œuvre d’un programme environnement.
Leçon no 3 : La stabilité des Institutions concernées par le programme permet de mieux capitaliser les acquis et assurer une continuité des actions à entreprendre pour le long terme.
Leçon no 4 :Compte tenu du caractère transversal du thème environnement et si deux ou plusieurs autres thèmes sont financés plus ou moins par les mêmes Bailleurs, il faudrait étendre la coordination de leur interventions à ces nouvelles thématiques. Cette coordination est essentielle pour avoir un impact de complémentarité, géographique, thématique, financière. Une certaine uniformisation de l’approche, du contrat avec les communautés et du suivi évaluation est nécessaire même si la consolidation des procédures de décaissement et de passation des marchés des Donateurs est impossible
Leçon no 5 : La mise en place de la comptabilité analytique est nécessaire pour disposer des liens entre les données financières et techniques. Il faut simplement assurer que lors des négociations les données venant des Bailleurs Bilatéraux puissent y être intégrées.
Leçon no 7 : Il est difficile d’exiger d’une structure administrative / étatique des impératifs de rentabilité ou d’efficacité. En effet, il y a amalgame entre le rôle d’agence d’exécution et les rôles régaliens de la structure étatique.
Leçon no 8 : Le passage à l’échelle est difficile même si les solutions proposées sont celles qui sont techniquement et financièrement les plus appropriées sans une conviction et un engagement des entités concernées dans le processus d’identification des problématiques et de la mise en œuvre des solutions correspondantes.
Leçon no 9 : Lorsque la dégradation des écosystèmes forestiers que constituent les corridors se situant entre deux ou plusieurs Aires protégées est critique, l’approche éco-régionale devrait être appliquée et mérite d’être supportée par des dispositions légales. En effet, la garantie de protection de ces corridors forestiers est aléatoire.
Leçon no 10 : Le transfert de gestion des ressources aux communautés de base est une base solide de la gestion durable des ressources naturelles y compris la bonne gouvernance. Il permet d’asseoir, divers modes de conservation (paiements pour concessions, ..), et d’usage et de valorisation (tourisme local, ;.).
Leçon no 11 : La capacité locale d’absorption est un ensemble de points allant de l’inscription du budget nécessaire au Programme d’Investissement Public et passant par les procédures de gestion jusqu’à l’approvisionnement du compte du projet.
Leçon no 12 : L’intégration des mesures d’ atténuation des impacts sur l’environnement dans les activités des divers secteurs favorise une conscientisation à grande échelle sur l’importance de la place de l’environnement dans le développement du secteur.
Cas de mise en place du système de financement durable de l'Association National pour la Gestion des Aires Protégées (ANGAP)
Les expériences vécues depuis le PE1, illustrent plus que jamais l’importance du processus en cours cherchant une voie pour la mise en place d’un système de pérennisation financière. En effet, un certain nombre de contraintes liées au plan de financement a été observé à ce jour, et il semble que la minimisation de leur impact sera plus que nécessaire en vue d'améliorer l'efficacité de l'institution dans l'exécution de sa mission.
Les commentaires suivants peuvent être ainsi formulés :
Le décalage considérable entre le budget planifié et le budget réellement disponible est dû (i) à des problèmes de planification ; (ii) aux procédures internes propre à chaque Bailleur ; (iii) à la non transmission des données de réalisation financière de la part du Bailleur même dans le cas où l’activité prévue a été réellement effectuée.
Les conséquences peuvent être selon le cas la suppression des activités prévues correspondantes. L e recours au fonds propre DEAP ( Droit d’entrée dans les Aires Protégées). qui est inscrit chaque année est fait pour financer les activités prioritaires prévues et qui ne le sont pas en cours d’exercice et/ou pour servir de financement tampon lors d’un retard d’approvisionnement des comptes du programme. Concernant la Banque mondiale, on voit une grande différence dans le décaissement des fonds FEM et ITF alors qu’ils sont gérés avec les mêmes procédures. Concernant les fonds de contre partie provenant du Gouvernement, on constate que cela ne suit pas ce qui a été prévu. Par ailleurs, il y a eu d’autres contraintes et point fort d’ordre général :
Mise en place d'un programme de financement durable
Le contexte stratégique :
La pérennité du Réseau National requiert une stabilité institutionnelle, une vision claire des objectifs du Réseau ainsi que des ressources adéquates. Cependant, le défi est clair: les entités en charge de la gestion des aires protégées font face à une concurrence au niveau international qui ne cesse de se durcir pour s'assurer la disponibilité de ressources humaines compétentes et financières suffisantes. Il s'avère donc que les agences de coopération tout comme les décideurs gouvernementaux conditionnent de plus en plus leurs appuis à des garanties solides en terme de qualité de gestion et de crédibilité institutionnelle, ce qui laisse une marge d'erreur tout à fait minime dans la gestion de l'organisation. Dans cette perspective, l'approche des Parcs Nationaux de Madagascar serait de gérer le Réseau National des Aires Protégées en s'inspirant des pratiques d’une entreprise privée, tout en évitant de mettre en péril sa mission et son rôle dans le maintien d'un héritage naturel précieux.
Les documents de base de la stratégie :
Les quatre piliers sur lesquels l'ANGAP fonde sa stratégie de financement durable sont:
| Eco-tourisme | DEAP( droits d’entrée aux Aires Protégées | ||
| Concessions d'Écotourisme | |||
| Ventes des produits (cartes, t-shirts, artisanal, etc.) | |||
| Matériel à louer | |||
| Services de Guide | |||
| État | IPPTE ( effacement de dettes) | ||
| Taxes Vertes | |||
| Fonds propres de l'État | |||
| Échanges de Dettes | |||
| Bailleurs divers | Bailleurs multilatéraux | ||
| Bailleurs Unilatéraux | |||
| Fondations Internationales | |||
| Fondations Nationales | |||
| Partenaires | ONG Environnementale Internationale | ||
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ONG Environnementale Nationale |
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ONG Développement Int. |
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Partenaires Gouvernementaux |
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Recherche – Science |
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Trust Fund |
Création d’une Fondation |
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Commentaires sur le tableau :
Quelques leçons apprises :
1 Dans les pays de l'OCDE, le coût annuel de la dégradation se situerait entre 4 et 5% du produit national brut selon les études réalisées par l'OCDE. Ce coût provient cependant beaucoup plus de la pollution que de la dégradation des ressources naturelles.